Préparer pour réussir sa sortie de pêche

Préambule :   

    Espérer réussir sa partie de pêche n'est pas le seul fruit du savoir, de la technique, et d'un comportement adapté comme nous l'avions abordé dans un précédent article. Je me permets d'ailleurs d'écrire que cela commence matériellement dès que la sortie précédente est terminée. C'est ce que je vous propose de découvrir à la lecture de ces quelques lignes. Par ailleurs, bien que cet article concerne une partie de pêche à la truite, je suis intimement persuadé que les différents conseils donnés trouvent naturellement, avec quelques aménagements, à à s'appliquer à tout autre type de pêche.

Quelques conseils : 

Concernant le wader et son chaussant : Pour en avoir malheureusement fait l'expérience, je puis vous certifier qu'il est d'importance de nettoyer le wader et les chaussures (si vous en utilisez) immédiatement après chaque sortie. Nonobstant le fait d'affirmer que tout entretien régulier s'associe à la longévité d'un matériel, cela permet aussi d'en vérifier visuellement son état.

L'entretien du wader

Déchirure de la toile ou du néoprène pour le wader, semelles qui se décollent pour les chaussures, etc., les anomalies peuvent être variées, et si l'on ne fait pas attention, on le paie fort logiquement souvent "cash" à la sortie suivante.

L'entretien des chaussures de wading

Concernant la canne : D'une façon générale, il est capital de vérifier l'état de chaque anneau (fixation, patte, et anneau proprement dit) car à la suite d'un mauvais choc, les dégâts, aussi minimes soient-ils, peuvent ensuite avoir des conséquences insoupçonnées sur la prochaine partie de pêche. Une altération de l'anneau proprement dit peut déjà provoquer une abrasion, et même la rupture immédiate du nylon. Un anneau qui se décolle peut parfois vous contraindre à arrêter de facto de pêcher, si ce n'est parfois, de ne même pas pouvoir débuter.

L'entretien de la canne

    Toujours pour ce même matériel, il faut penser à nettoyer la canne, notamment pour ôter tout minuscule grain rocheux qui aurait pu s'introduire à l'intérieur d'un élément de celle-ci. Car, un seul de ces derniers peut provoquer par rayure d'énormes dégâts sur le blank, y compris pour une canne à emmanchements où ensuite, il faut appliquer, sans être jamais sûr d'un parfait résultat, vernis ou résine époxy pour réparer.

L'entretien de la canne

Concernant le moulinet : Là aussi (j'ai testé pour vous !!!), ne jamais mettre de graisse (préférer une toute petite couche d'huile) dans un moulinet dont le carter n'est pas parfaitement étanche. C'est d'ailleurs ce que j'avais fait (il faut être pris pour être appris) cette année à l'ouverture sur mon RITMA. Suite à un magistral plongeon, j'ai très vite déchanté après que le moulinet soit rentré en contact avec du sable de granite. Impossible ensuite de le faire fonctionner rapidement, tout simplement (et logiquement) parce que les particules de pierre restaient fortement collées dans tous les engrenages, y compris après un premier nettoyage.

Concernant le fil : Ne faîtes jamais l'économie de ce dernier car fatalement vous le payerez tant, sur une casse d'abord dommageable au poisson, que dans votre confort de pêche, pour avoir utilisé un nylon altéré ou moins lisse. Personnellement, je dévide pratiquement après chaque sortie la longueur de fil utilisée que j'élimine pour ensuite toujours bénéficier d'un nylon à peu près lisse (je dis cela car même dans le moulinet, sans être utilisé, il peut également se dégrader légèrement ; raison pour laquelle je ne bobine maintenant jamais de grandes longueurs sur un moulinet au toc). Par ailleurs, il faut aussi penser que le nylon à pu s'endommager lors d'un choc. Cela se vérifie très aisément en le faisant glisser entre l'index et le pouce. Pour finir, je vous invite également à ne pas le tendre trop fort une fois la canne repliée (valable tant pour une canne à emmanchements si l'on ne défait pas le montage, qu'une canne de type télé réglable) car les anneaux marquent et fragilisent le nylon à son point de contact. Et puis, n'omettez pas de vérifier l'état des différents nœuds.

L'entretien du moulinet

Concernant le gilet de pêche : Remettre de l'ordre et assurer les compléments nécessaires me paraissent également des points très importants. Tout le monde l'a mesuré un jour un cherchant un type de plomb, un hameçon, etc. qu'il n'avait plus, et malgré tout les jurons qu'il a pu lancer, il n'a malheureusement pas pu trouver le substitut d'équivalence.

Préparation du gilet de pêche

Divers : Même si cela peut prêter à sourire, je vous invite fortement à détenir une tenue de rechange dans la voiture. Pas trop de problèmes en été, mais lorsque vous prenez un bain comme moi cette année en tout début de saison, deux solutions s'offrent à vous. Soit vous décidez d'arrêter, ou dans mon cas, tellement passionné, que vous continuez en l'état au risque de tomber malade. Dans cette même rubrique, on pourrait aussi par exemple rajouter la vérification de l'état de conservation des esches, etc. Dernier petit conseil s'il en est un, ne stockez jamais votre canne dans un endroit à forte chaleur (notamment l'été) qui endommage pratiquement tous ses matériaux (tout particulièrement les caoutchoucs), et équipements (je pense au nylon dont la tension de rupture sera nettement amoindrie). Préférez lui un endroit frais et obscur qui garantit plus longue vie au fil. 

Tenue de rechange

Conclusion : 

    Les points à vérifier, dont l'inventaire a été dressé, sont loin d'être exhaustifs. Il s'agit simplement d'une invitation à la prise de conscience sur l'importance de la préparation matérielle de sa future partie de pêche, dont je suis convaincu qu'elle commence dès que la précédente est terminée. Ainsi, associés aux conseils déjà donnés pour réussir "techniquement" ses sorties, vous mettrez encore plus d'atouts dans votre besace pour passer de bons moments au bord de l'eau.

   Texte et photographies de Aupetitpec