Le pèlerinage halieutique 2008

 

Genèse : 

    Tout part d'un post sur le forum consacré au "tourisme pêche" lancé en septembre 2007 par Jomouchon (ou encore Jeff pour les intimes). Dans la discussion, je propose une première location en Creuse pour un séjour halieutique à la truite d'une semaine en mai ou en juin 2008 dans le parc naturel régional du Limousin. Tout de suite séduit, Jeff acquiesce. Ainsi naît le début de longues discussions et préparatifs pour un groupe initialement prévu à 10, dont le format définitif s'établira finalement à 6.

    Concrétisant notre projet, le ralliement au lieudit Laubard à Alleyrat (23) s'opère en après-midi du samedi 14 juin 2008 pour prendre possession d'un superbe ancien corps de ferme du XIVème siècle ...

 

 

... paraissant enclavé dans une exploitation agricole ...

 

 

... tout en se dressant dans un paysage féérique.

 

 

La présentation du groupe :

 

    Au moment où j'écris ces quelques lignes, il aurait été impensable, pire encore, impardonnable que je ne commence pas par citer celle qui a apporté tant de douceur et de confort à ce séjour. Il s'agit bien évidemment de Dany, la femme à Jeff, remarquable cuisinière doublée d'une patience à toute épreuve pour attendre, à des heures parfois indues, l'arrivée du cortège insouciant. Qu'elle en soit ici publiquement remerciée très chaleureusement. 

 

 

    Puis vient la bande d'épicuriens. Jeff d'abord, nanti de son délicieux humour à la "belge" et de sa sensibilité extrême. Tout récent pêcheur de mouchetées aux techniques modernes, il a montré son amour indéfectible pour Dame nature et pour la région Limousine.

 

 

    S'en suit Jean-Gilbert dont j'avais fait l'agréable connaissance lors du séjour cantalien 2008. Très proche disciple de Monsieur Sempé, discret et particulièrement affable, il a marqué le groupe par sa sagesse tout en montrant naturellement qu'il est un excellent pêcheur au toc.

 

 

    Et c'est au tour de papi Louis (mon père), la bonne pâte de l'équipe, qui s'il n'est pas un pêcheur émérite à ces techniques, a aussi contribué à cette bonne harmonie en s'affichant, comme à son accoutumée, d'humeur toujours égale.

 

 

    Puis Raymond, excellent pêcheur à la bohémienne à la grande canne, particulièrement sympathique, venu redécouvrir la pêche moderne au toc et découvrir celle en nymphe à la roulette, dont je peux par ailleurs dire qu'il a été l'agitateur de discussions en lançant ou dynamisant des débats passionnants.

 

 

    Et enfin, le gamin du séjour, grand pêcheur devant l'éternel, qui a tenté à sa façon de veiller au bon déroulement matériel du pèlerinage des disciples de Saint Pierre, en choisissant des parcours adaptés à la situation (bien que cela n'ait pas vraiment toujours été le cas ...).

P.S. : Au cas où, je ne suis pas enceinte. Il s'agit seulement de la caméra numérique qui se trouve sous la veste de wading !!!

 

 

Certains lieux de pêche :

 

Cinq cours d'eau prospectés dans ce superbe parc naturel régional du Limousin. En voici quelques images dont tout commentaire me parait du pur superflu !!!

 

                                       

 

 

 

 

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les participants en action :

 

    Pêle-mêle, quelques photographies parfois doublées d'anecdotes. Les cours d'eau ont été prospectés avec plus ou moins de bonheur du fait des importantes précipitations tombées dans l'après-midi du lundi 16 juin 2008.

    Ainsi, les techniques suivantes ont été pratiquées : pêche au toc aux appâts naturels (teigne, ver, porte-bois avec ou sans fourreau, insectes ...), pêche en nymphe à la roulette, et dans une très moindre mesure, pêche à la cuiller et pêche à la dandine à la grande canne.

 

 

Ici, Raymond dubitatif sur la prise de son premier poisson en nymphe, qui s'émerveille ensuite du fonctionnement de la technique à sa deuxième et immédiate petite prise.

 

        

   

 Là, Jeff, pris dans les branches, qui se délecte en suivant de sa jolie petite capture avant de jurer un peu plus loin sur un loupé.

 

 

          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Par ici, Jean-Gilbert qui pratique avec application sous l'œil attentif de Jeff et de papi Louis.

 

 

   

 

 

    Là, en miniature, je me joue très modestement  : ""Et au fond d'une vallée coule une rivière"". Je me rappelle encore des propos de Jeff après coup : ''il balance là, mais il est foutu, il ne va pas tarder à accrocher ..." . Au final, une petite course de moins d'une centaine de mètres a été nécessaire pour aller cueillir cette jolie mouchetée en partie basse du muret.

 

 

      

 

 

   Insolite, papi Louis en petites bottes, porté par son fiston. Que de frayeurs et quel contraste alors qu'il contemple un autre jour et dans d'autres lieux la beauté de la nature Limousine.

 

 

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Afin d'uniformiser le temps et les lieux de pêche sur les petits cours d'eau, j'instaure la technique de la sortie à une seule canne où chacun s'essaie à son tour sous le regard parfois envieux des autres compères.

 

 

     

 

 

    A nouveau Raymond, pratiquant tantôt sous la canne, tantôt à 45°, suivant les circonstances, avec l'Horizon ou l'Epéore. Durant ce séjour, il a notamment pu améliorer sa technique tout en luttant contre ses vieux démons.

 

 

                         

 

 

Et Jeff portant le superbe chapeau offert par son fils à qui il a d'ailleurs fait grand honneur.

 

 

 

      

    Jean-Gilbert une nouvelle fois à l'œuvre ça et là. Je me rappelle d'ailleurs de sa superbe gamelle. Alors que Raymond tient un joli poisson, Jean-Gilbert met malencontreusement le pied dans un trou de ragondin masqué par la végétation, lui valant une superbe chute dans un roncier, sans gravité heureusement. Donc, plus de peur que de mal !!!

    Je me souviens aussi de cette trouille foutue par Jeff et Jean-Gilbert. Partis faire des courses l'après-midi sous cette pluie diluvienne, ils décident de donner un coup de ligne histoire de se faire plaisir. Seul problème, l'heure du repas approche et toujours personne à la maison. Comme les eaux ont fortement monté, nous voilà partis reconnaître les différents coins de pêche possibles en vain, finalement persuadés de les retrouver à la maison en train de siroter tranquillement je ne sais quoi. Stupeur, personne au retour. Alors que le temps passe et que je suis sur le point de lancer des recherches, nos deux compères arrivent tranquillement, satisfaits de leur après-midi.

 

 

 

         

     Et puis de nouveau moi-même.

 

 

 

  

    Justement, j'avais un petit quelque chose à vous raconter. Encadrant les camarades depuis un petit moment, je décide sur la fin du parcours de faire mon "gros égoïste" en pratiquant tout seul une superbe petite coulée me valant quatre ou cinq poissons sous l'œil ... (à vous de trouver le terme exact) ... des précités.

 

 

      

 

 

Les poissons :

 

    Faute d'avoir emmené l'appareil photo à chaque sortie, toutes les captures de mouchetées n'auront pu être immortalisées. Cependant, cela donne une petite idée de ces trésors halieutiques. Notez : cette superbe arc en ciel dont je me demande encore comment elle a pu arriver là, ces gardons plus longs que certaines farios, les robes des mouchetées si différentes en fonction des cours d'eau pêchés. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

La vie à Laubard :

 

    Comme déjà dit, mais il est tellement bon de le répéter, la logistique sous l'impulsion de Dany a été parfaite. C'est d'ailleurs presque un euphémisme que de l'écrire.

 

    Repas ...

 

 

   ... d'intérieur ou parfois certains compères s'échappaient en douce pour regarder quelques matchs de la coupe d'Europe.

 

 

Le lendemain d'une sortie girolles réussie, il nous reste le doux souvenir de cette délicieuse omelette préparée par Raymond dont il a le secret.

 

 

Détente à l'extérieur où il a fait bon discuter avec charollaises et colverts pour proches compagnons.

 

 

Le petit bonus : la sortie de pêche à l'étang à brochets :

 

    Un petit coup de fil, et c'est parti !!! L'autorisation nous est donnée de passer une après-midi à l'étang à brochets. Cannes à gardons ou improvisée pour les uns (Jeff, Jean-Gilbert et papi Louis), à brochets pour les deux autres, nous voilà au bord de l'eau en ce bel après-midi du mercredi 18 mai 2008.

    Sortie en dilettante très appréciée du fait de douleurs qui apparaissent ça et là dans nos petites articulations dues à nos premières prospections.

 

 

En cours d'aménagement, l'étang est toujours aussi majestueux.

 

 

    Cependant, pour le carnassier, nous jouons un peu de malchance car l'eau, encore trouble des dernières pluies, ne leur permet pas d'identifier clairement leur cible. De ce fait, deux captures à la cuiller seulement : celle de Raymond, très joli Esox Lucius d'environ 60 centimètres, ...

 

        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

... puis une flûte que je capture, qui s'est totalement prise dans le bas de ligne en tresse inox.

 

 

Alors que nous étions sur la berge d'en face, un brochet téméraire s'attaque par trois fois à la bourriche contenant les quelques prises de nos trois camarades.

 

 

    Gardon esché sur canne à vif placée à seulement ... moins d'un mètre du bord et voilà Jeff qui tient un peu plus tard, non sans une certaine fierté revancharde, celui qui avait déjà volé quelques une de ses proies préférées.

 

 

La fin du séjour :

 

    Malgré les conditions de pêche difficiles dues au climat, le groupe aura, de mon avis personnel, passé une semaine inoubliable. C'est ainsi que le samedi 21 juin 2008 en début de matinée, il s'est disloqué. Alors : que papi Louis et Raymond regagnaient la Drôme, que Jeff et son épouse se rendaient en Haute Marne, que Jean-Gilbert rentrait chez lui à Limoges, je m'en suis tristement allé avec la bénédiction de ma moitié, donner seul un dernier coup de ligne sur un cour d'eau majeur. Malgré les nombreuses touches (37) et prises, le plaisir n'y était pas. Plus personne autour de moi à qui pré - annoncer fièrement "fa....rio !!!". Même cette éphémère Danica capturée dans le cadre d'un dernier prélèvement d'insectes aquatiques ne s'est pas montrée sous son plus beau jour pour ce départ. Mais qu'à cela ne tienne, parc naturel régional du Limousin, nous reviendrons si Dieu nous prête vie. Et pour clore, une petite pensée pour ceux qui n'ont pas pu venir tout en vous précisant aussi qu'une vidéo va bientôt paraître sur le site pour parachever le compte rendu de ce pèlerinage halieutique.

 

 

 

FIN.

 

Texte de Jean-Marie Carrier. Images de Raymond, Jean-Gilbert, et Jean-Marie Carrier.