Compte-rendu d'ouverture de la pêche à la truite 2007
Le jour de l'ouverture, c'est le jour de l'ouverture !!! Souvent plus symbolique qu'autre chose, tout pêcheur de truites l'attend avec impatience, ne serait-ce que pour taquiner à nouveau son poisson fétiche tout en communiant avec la nature. "Malheureusement", je travaillais cette année et c'est ainsi qu'il m'a fallu la retarder de quatre jours. C'est toujours long ! C'est ainsi que le mardi 13 mars après-midi, le cœur joyeux, je filais vers le bonheur sur la haute Tardes, pour poursuivre le lendemain sur ce même cours d'eau et l'un de ses affluents, avant de terminer aujourd'hui par trois autres cours d'eau se situant au pied du plateau des Millevaches. Pour ces trois sorties particulièrement agréables, la réussite fût au rendez-vous. C'est ce que je vous propose de découvrir au travers de ce modeste reportage.
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Tout commence rapidement bien le premier jour. A peine le lit du cours d'eau foulé sur quelques mètres que j'enregistre la première attaque sur ce poste, suivie d'un magistral combat ...
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... pour épuiser ce superbe saumon de fontaine. Moins fier, je me dois aussi de raconter que voulant me repositionner, je prends un bon gros ...
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... bain forcé m'obligeant à un déshabillage express suivi d'un essorage. Malgré cette jolie capture, un bref moment de solitude s'en est suivi au constat que l'appareil photographique numérique, qui avait pris l'eau, dysfonctionnait tant qu'il le pouvait. Le problème semblant résolu, je me suis remis en quête de traquer le poisson à la dandine. Et les choses ne se firent pas attendre avec ...
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... deux nouveaux saumons de fontaine, dont ce magnifique spécimen. Les Dieux semblent être avec moi me dis-je. Oubliées les affaires mouillées. Je suis le plus heureux des hommes, d'autant que ...
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... cette charmante demoiselle s'est laissée tenter par ma loche casquée. Alors que la dandine perd de son efficacité, je me décide de pêcher à la teigne en dérive naturelle malgré les fortes eaux. Et à ce poste, le résultat est immédiat avec la capture d'une fario, d'un autre saumon de fontaine, mais aussi d'un loupé.
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Délicieuse et humide, cette première sortie s'est donc conclue sur la capture de quatre saumons de fontaine et d'une fario pour quatre poissons de loupés, sans compter les nombreuses petites ablettes prises à la teigne.
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Profitant de mes repos, je poursuis le lendemain sur la partie plus haute du même cours d'eau, ainsi que sur l'un de ses affluents, toujours à la dandine et à la teigne en dérive naturelle. Le temps est au beau fixe et le niveau a légèrement baissé depuis la veille. C'est ainsi qu'à ce poste, je prends un nouveau saumon de fontaine qui m'a ensuite fait faux bond avant sa remise à l'eau programmée alors que je cafouillais pour sortir l'appareil photographique numérique.
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Puis je retrouve, pas de grosses, mais de belles mouchetées mordeuses à la teigne alors qu'elles boudaient la loche casquée, ...
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... positionnées en fin de courants de cette splendide petite rivière aux eaux limpides et tumultueuses.
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N'ont-elles pas fière allure ces sauvageonnes ?, ...
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... capturées dans un cadre qui ne peut laisser insensible, alors qu'un parfum odorant monte des bouquets de violettes blanches parsemant ça et là les abords des pâtures à l'ombre des arbres les bordant.
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Ainsi s'achève cette deuxième sortie toute aussi palpitante que la première avec l'émotion de l'ouverture, tel un écolier savourant son premier jour de vacances. Et le bilan ? : un saumon de fontaine et six farios de capturés pour treize loupés. Manquer à la dandine, c'est normal, mais autant au toc ? Je repars donc avec la mention : "peut largement mieux faire" !
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Le troisième jour pointe son nez, le dernier d'ailleurs pour la pêche avant la reprise du travail. Je décide donc d'en profiter une nouvelle fois un maximum et cerise sur le gâteau, mon fils vient avec moi. Première surprise, il ne fait pas chaud. Deuxième surprise toute aussi déplaisante, le brouillard est très épais, d'où l'interrogation, quel temps va-t-il ensuite faire ? Un coup d'autoradio sur l'itinéraire où on nous annonce un temps chaud et ensoleillé sur le Limousin. Nous voilà donc rassurés. Destination le pied du plateau des Millevaches. La chance va-t-elle continuer de nous sourire ? Mais, étonnement, dans une rivière à l'eau particulièrement claire sur un fond granitique exquisement marbré, nous n'enregistrons aucune touche sur le début du parcours. La Garbolino Horizon STR qui n'a encore jamais failli aurait-elle aujourd'hui décidé de nous laisser en plan, comme ça en complotant avec nos chères mouchetées ?
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Et bien non, car sur cette déception, nous décidons de gagner un petit affluent tout proche et ce, alors que la chaleur monte au fur et à mesure que le temps passe. Sur un premier loupé au toc dans un petit courant, je respecte immédiatement le contrat en remettant la canne à mon fils (c'est la règle lorsque l'on emmène une seule canne. Au premier loupé (ou capture) on doit céder la canne (avec grâce s'il vous plait car ce n'est pas toujours facile, si vous voyez ce que je veux dire !), qui, ni une, ni deux, pique cette petite fario.
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Pour les connaisseurs, le CDL est en 14 centièmes pour un BDL de 12 centièmes. Plombée 8 - 7 - 7 - 6 (10 cm, 4 cm, 2 cm, 1 cm), hameçon Owner n° 14. Ne me laissant pas faire, j'égalise à un partout. Mais Anthony, qui a fait d'énormes progrès depuis l'année dernière, me passe immédiatement devant avec cette ...
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... petite prise à la robe étincelante.
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Après avoir une nouvelle fois remis les "pendules à l'heure", je photographie ce paysage fascinant dans lequel nous évoluons pendant que mon fiston est à pied d'œuvre et de ce fait, pique un autre poisson.
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Mais je recolle à nouveau, toujours avec une petite demoiselle bien vigoureuse.
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Alors qu'Anthony s'affaire, tout en se prenant au jeu, j'observe les premières éclosions qui vont croissantes au fur et à mesure que le soleil monte au zénith. Me mettant alors à entreprendre des fouilles aquatiques ...
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... je découvre avec stupéfaction la présence de superbes larves de trichoptères à fourreau dont je décide d'en faire la "cueillette" pour une rapide utilisation.
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Chemin du retour faisant sur ce parcours, Anthony m'immortalise au pied d'un superbe chêne qui n'a pu résister à la récente tempête de neige.
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Direction mon cours d'eau préféré, mais ô surprise, le niveau est particulièrement élevé !
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Ne pouvant pas nous exprimer avec plénitude en dérive naturelle, nous décidons de repasser à ma pratique de toujours où là, ...
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... les attaques se sont enchaînées à vive allure malgré la présence de plusieurs autres pratiquants, ce qui, par analyse, ne compromet pas systématiquement les chances de réussite.
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D'ailleurs, voilà dans quel état se trouve la loche non renforcée de deux morceaux de laine (à ce sujet, regarder le deuxième reportage sur le montage d'une bohémienne qui paraîtra demain) après trois attaques successives. Tout commentaire me paraît assez superflu ! ou encore comme le disait un homme célèbre, adapté à la circonstance : "une petite photographie vaut mieux qu'un long discours".
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Après le fils qui n'a pas voulu s'essayer à la dandine vu la difficulté à pêcher dans ses puissants courants, voici le père en action ...
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... pour une dernière fario toute mignonne. Bilan : quatorze touches pour dix poissons capturés avec un sept sur sept pour la dérive naturelle. C'est quand même mieux qu'hier !
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Bilan général de ces trois délicieuses premières sorties : 43 touches pour 22 poissons capturés. Inutile de vous dire qu'excepté deux saumons de fontaine gardés pour la table, tous les poissons ont été relâchés.
Texte et photographies de Aupetitpec