La prospection
Autant que faire se peut, en faisant attention de ne rien abîmer, et bien sûr si cela est autorisé, il faut pratiquer en wading parce que cela augmente de façon accrue la lisibilité des endroits où la truite est susceptible de se tenir. Par ailleurs (notamment en parcours particulièrement encombré), cela vous permet de pêcher pratiquement partout. Me concernant, je pratique toujours de l'aval vers l'amont afin d'éviter de troubler l'eau.
La façon de prospecter à la grande canne est identique à celle conduite au lancer. Il faut être méthodique en quadrillant judicieusement le cours d'eau pêché. Ensuite, après quelques attaques, on est à même de savoir plus précisément où dame mouchetée se tient. Cette remarque est d'ailleurs, en général, valable pour toutes les autres techniques de pêche.
Pour faire simple, j'ai représenté sur un cliché depuis l'emplacement du pêcheur matérialisé par un rond rouge, les jetés et déplacements successifs à effectuer. Attention, le lieu présenté aurait pu être abordé de façons différentes mais toujours suivant le même procédé. Ne tirez donc aucune conclusion hâtive sur les représentations graphiques ci-après représentées. La première règle, c'est d'abord de pêcher au plus près de soi (ne pas céder au syndrome de la berge d'en face avant d'avoir exploré à proximité). Comment faire ? Il faut simplement réaliser une prospection méthodique et rigoureuse qui permet ensuite de déterminer où les poissons se tiennent. Comme toutes les pêches, il faut bien entendu être discret dans ses déplacements (cela s'apprend. On ne marche pas, mais glisse dans l'eau en la fendant doucement). Enfin, un avantage par rapport au lancer léger, c'est que l'on peut, avec cette technique, faire des "stop over" à la cuiller, autrement dit, la faire tourner sur place à un endroit bien précis en orientant judicieusement la canne. D'autre part, la différence de longueur de la canne par rapport à un lancer léger est un avantage indéniable puisque cela permet des animations et des trajectoires très proches dans la réalité des désirs du pêcheur que l'on peut difficilement réaliser avec ce dernier.
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Jetés successifs effectués |
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Après un premier déplacement, je prospecte le bord du courant principal situé de mon côté |
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Me positionnant différemment, je pêche ensuite dans les deux sens le bord du courant principal situé le long de la berge opposée |
Et la touche ?
Elle est particulièrement violente. Cela tient principalement au fait qu'au lieu que le nylon soit récupéré directement par le moulinet, c'est la main gauche qui s'en charge et perçoit directement l'attaque. En plus, la plus grande longueur de la canne contribue également à accroître le phénomène.
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| La troisième, ... |
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| ... puis la quatrième à ma grande surprise concernant l'espèce ; ... |
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| ... surprise qui se renouvellera pour la cinquième |
Et pour clore
Ne pensez pas qu'il s'agisse d'une pêche facile, bien au contraire. La technique n'est pas si évidente, surtout si les jetés s'opèrent dans des lieux particulièrement branchés. Par ailleurs, elle est particulièrement fatigante pour l'épaule droite d'où un risque de lassitude si elle est trop longtemps usitée. Rajoutons aussi que cette pratique ne permet également pas de pêcher de larges cours d'eau. Mais, comme pour le vairon casqué, elle est riche en émotions tactiles et souvent visuelles. Il en est de même pour une pêche identique à l'aide d'un devon-mouche. Depuis environ 25 ans maintenant, j'alterne parfois au cours d'une même sortie ces trois techniques à partir du même matériel pour des souvenirs inoubliables.
.Allez, un petit conseil pour clore : si le cours d'eau le permet, et qu'il est impossible d'en pêcher toute la largeur depuis l'un des deux bords, placez vous en son milieu pour le remonter doucement. La longueur de la canne doublée à celle du nylon au lancé vous permettra d'œuvrer pratiquement partout et dans d'excellentes conditions. La subtilité, c'est qu'il ne faut pas oublier de pivoter latéralement d'un côté et de l'autre pour pouvoir pêcher tous les postes qui sont intéressants. Enfin, la progression s'effectue selon le bon sens. On ne traverse pas un lieu méritant d'être exploré sans le pêcher pour aller en pratiquer un autre au risque, fatalement, de le condamner.
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