Cantal 2008 bis ou une délicieuse semaine avant la fermeture en 1ère catégorie
Genèse :
Il faut remonter au pèlerinage halieutique de juin 2008 pour voir germer l'idée d'une nouvelle sortie en catimini à l'approche de la fermeture. Tandis que Jeff se réserve, Raymond indique d'emblée qu'il sera pris. Papi Louis ne sait pas ... Quant à Jean Gilbert (JG), il est déjà partant. Et il aura finalement fallu un report de mes congés (déplacés de mi-août à début septembre) pour que l'opération vienne à se concrétiser. C'est ainsi qu'après quelques coups de fil à droite à gauche, JG, papi Louis, et moi-même, nous retrouvons le 14 septembre 2008 en après-midi dans le Cantal à Neussargues-Moissac pour de nouvelles aventures halieutiques.
Location dans un chalet du camping municipal tout ...
... proche de la superbe rivière l'Alagnon.
... Malgré un superbe mal de tête à notre arrivée, je décide de donner quelques coups de ligne, me gratifiant de ce sympathique poisson en guise de bienvenue à la robe si caractéristique (souvenez-vous en ...)...
... capturé sur ce poste.
La présentation du groupe restreint :
Bien qu'elle ne soit plus à faire, il est cependant bon de préciser qu'en l'absence de Dany, notre cuisinière préférée, il a fallu que papi Louis s'improvise en cuisinier à la semaine dans un exercice où il s'en est plutôt bien tiré, alors que JG et moi nous sommes occupés des tâches annexes.
Nos pérégrinations halieutiques :
Elles seront développées par journée de pêche en vous narrant certaines anecdotes où, comme j'aime souvent à me répéter, ce ne sont que ces délicieux instants de camaraderie qui ont donné du prix à ces moments passés au bord de l'eau !!!
Le lundi 15 :
En matinée, c'est la pêche à "la maison". Quelques petits mètres seulement à faire à pied pour se retrouver au bord de l'eau. La température est fraîche et les poissons peu mordeurs alors que la tendance s'inverse à l'approche du déjeuner. JG et moi-même sommes en action alors que papi Louis suit prudemment car les pierres sont très glissantes.
L'après-midi, nous filons sur le PNK du Paschou, toujours aussi beau et poissonneux.
Le matin, débutant au toc, JG embraye rapidement à la nymphe alors que papi Louis a un regard amusé après que j'ai eu capturé une demoiselle.

Voici les lieux dans lesquels nous avons pratiqué. Derrière la maison pour les deux premiers clichés. Sur le PNK pour les autres.

Et ces poissons ??? Le matin, petits ombres et une paire de farios. L'après-midi, sur le parcours haut qui ne nous a pas réussi au départ, c'est l'euphorie !!!
Deux poissons auront particulièrement retenus notre attention. Cette première mouchetée pour sa robe et ...
... cette seconde pour sa taille très respectable.
C'est ainsi qu'en cette fin d'après-midi nous décrochons "heureux", sous un temps ensoleillé favorisant l'éclosion de nombreux trichoptères à fourreau.
Le mardi 16 :

Température hivernale le matin (proche de 0°) nous partons quelques kilomètres au dessus de la maison. Premier à lancer sa ligne, papi Louis loupe immédiatement aux AN. Bonne augure nous disons nous ??? Non, car le parcours n'est pas des plus intéressant. Pliage de gaules pour un tour à Gaspard. En ce lieu, grande désillusion car il n'y a quasiment plus d'eau au dessus du pont. Mais que cela ne tienne car n'ayant pas le temps de changer de parcours, JG et papi Louis pratiquent l'aval immédiat alors que je tente à la "sioux" des ombres gobant sur un plat.
Un temps bien meilleur étant annoncé l'après-midi, nous filons en confiance sur le parcours bas du PNK. Mais le résultat est décevant, peut être du fait du vent froid du nord qui souffle ou de l'eau légèrement sombre. Nous le saurons jamais ...
Le mercredi 17 : grand jour car c'est l'anniversaire de papi Louis !!!
Alors qu'il fait encore plus froid au lever du jour, nous décidons de gagner la vallée pour y passer la journée. Grand jour car c'est l'anniversaire de papi Louis qui fête ses 68 printemps. Au début de la partie, je loupe un énorme poisson dont je n'ai pu voir que le flanc jaune ... Puis, nous tombons sur une bande d'ombres qui nous procure bien du plaisir au fur et à mesure que la journée s'avance. Quelques tacons aussi, mais pas de truites. Seraient-elles parties en vacances ???
JG ici ...
... avec papi Louis par là où j'ai pu noter le bel alignement des gaules.
Puis papi Louis capturant un ombre ...
... et un second beaucoup plus gros, alors que ...
... JG s'amuse bien aussi.
Pour le déjeuner, papi Louis nous paie le resto.
Et voici quelques unes de nos captures car parfois, plusieurs poissons étaient pris simultanément d' où ma difficulté ...

C'est ce thymalus thymalus qui a emporté notre unanimité pour avoir la plus belle robe.
Avant de quitter les lieux, nous avons carrément poussé jusqu'à la capitale de Massiac pour aller saluer Vincent et sa famille. A ma grande déception, malgré l'accueil toujours extrêmement chaleureux de sa famille, ce dernier n'était pas là ...
Et puis, poursuivant les bonnes choses, nous avons en soirée arrosé avec modération l'anniv. à papi Louis devant un excellent cake fabrication locale acheté pour la circonstance.
Le jeudi 18 :
A la faveur d'un temps plus doux du fait d'orages annoncés l'après-midi, nous décidons de glisser une nouvelle fois dans la vallée le matin avant de pratiquer la Santoire l'après-midi.
Ayant pris goût à taquiner les ombres, papi Louis s'améliore beaucoup à la nymphe au toc et aux AN.

Durant cette matinée, le pire et le meilleur restent à venir. Vers 11h40, JG indique vouloir redescendre à la voiture tout en pêchant à la descente alors que je reste avec papi Louis pour pratiquer un joli courant. Curieux, je regarde au dessus et voyant un déversoir, je l'invite à me suivre pour le pratiquer. Rien, si ce n'est un beau poste au dessus où nous prenons plusieurs jolis poissons. Poursuivant la remontée alors que l'heure passe, nous arrivons en un lieu féérique où les prises d'ombres se sont succédées à une vitesse galopante au point que nous en avons totalement oublié l'heure. Mais juste avant le commencement de cette série endiablée, l'APN fait une chute à l'eau interdisant d'immortaliser ces beaux poissons. Un coup d'œil sur ma montre, horreur, il est plus de 13 heures !!! Immédiatement nous décampons pour retrouver un JG un peu déconfit, installé dans sa voiture, qui croyait d'ailleurs qu'il nous était arrivé un accident. Après les excuses de circonstances, je n'ai pu m'empêcher de lui remémorer un certain jour au cours du pèlerinage halieutique où, avec Jeff, ils étaient rentrés fiers d'une après-midi très pluvieuse où nous avions failli sur le coup des 19 heures passées faire engager les recherches ne les voyant plus revenir. Donc 1 partout et balle au centre. L'affaire continue ... Enfin, sur l'itinéraire retour, j'ai entrepris, non rassuré, mais avec succès, de déshumidifier l'APN sur le chauffage de la voiture de JG.
Quant à l'après-midi, ce fût le "couac" complet. Alors que nous gagnions la Santoire, papi Louis ne pensait plus qu'à son poste à ombres. Vu les averses importantes et fréquentes combinées a un étiage maximum du cours d'eau, nous avons décidé de retourner tout en haut du PNK pour parfaire l'apprentissage en nymphe au fouet de JG. Malheureusement, l'eau avait tourné engendrant pratiquement une absence de touches à cette technique.
Vue rapprochée de cette fario de souche atlantique qui n'avait par ailleurs que très peu de points.
Le vendredi 19 :
Je me lève inquiet car il a plu au cours de la nuit écoulée. Ni une, ni deux, j'enfile le survêtement pour partir au bord de la rivière. Mes craintes sont fondées, car l'eau est largement tournée. Dans ces conditions, nous décidons d'aller à Gaspard "cueillir" quelques appâts aquatiques sans oublier la canne bien sûr, des fois que ... L'examen des lieux révèle une grande diversité dans les populations d'insectes permettant de conclure à l'excellente santé de ce cours d'eau.
Adulte de trichoptère avec fourreau.
A midi, JG nous cuisine un confit de canard basque production "maison" dont nous n'aurions voulu donner notre part à quiconque et qui nous a d'ailleurs rappelé en d'autres temps l'excellente omelette aux girolles préparée par Raymond.
Puis l'après-midi, nous décidons de retourner au "coin magique" pour le bonheur de papi Louis et de JG. Mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas toujours. Bien que l'eau soit assez claire, les ombres gobent sans trop s'intéresser à nos appâts. Quelques prises cependant dont un magnifique spécimen pris plus haut. Sans parler de ce poisson que je pique juste en dessous de ce courant, qui a fait chanter mon fil comme jamais cela n'était arrivé dans ma petite vie de pêcheur, et dont j'ai pu voir la masse sombre dévaler le cours d'eau à toute vitesse. Alors que je suis obligé d'abaisser l'Epéore pour donner du fil le temps de pouvoir tirer le 14 centièmes du 80 MRT, le poisson se décroche. Un grand moment de solitude s'en est suivi faute de n'avoir pu tenir entre mes mains et voir l'apparence ce vaillant combattant.
Courant où le bel ombre a été capturé et au dessus duquel j'ai loupé le poisson de mes rêves.
Les poissons pris.

L'ombre commun, magnifique poisson de haut sport.
Dernier coup de ligne dans un petit courant le long de la pile d'un pont où je pique cette délicieuse mouchetée.
Le samedi 20 :
Hélas, tout a une fin. C'est donc le moment de repartir. Ménage le matin pour un départ prévu à 14 heures. Vers 11 heures, tout étant terminé, je décide de donner un coup de ligne "d'au revoir" devant la maison sous le regard de JG et de papi Louis. Mon plus grand souhait, prendre à nouveau cette mouchetée du jour de mon arrivée. Le disciple de Saint Pierre opère car la magie est avec moi. Alors qu'il ne reste plus que quelques centimètres du courant haut du poste à pêcher, je sens une tension entraînant un ferrage immédiat, suivi d'une criée aux deux compères qui commençaient à s'éloigner. Je vous laisse ainsi le soin d'examiner ces deux poissons ce qui vous permettra de comprendre toute ma joie de l'instant que je savoure encore en regardant ces images.
Ragaillardi, je poursuis et la magie opère de nouveau avec touches sur touches sur quelques mètres seulement, mais cette fois-ci avec de nombreux loupés et la réalisation de deux autres prises (côté gauche, l'une sur l'autre).

Au delà des prises et de certains loupés, cette semaine a été réussie par la bonne ambiance qui a régné au sein du petit groupe. Cependant, j'avais un certain pincement au cœur en sachant que Jeff, Dany, Raymond et les autres manquaient à l'appel. Sans compter ce sympathique coup de fil de Frank le lundi m'invitant à une partie de pêche dans le Morvan pour la fermeture de la truite que j'ai du décliner du fait du présent séjour, de mon désir non réalisé de vouloir appeler Jeff durant ce pèlerinage, de mon regret de n'avoir pu rencontrer Vincent qui m'a appris à pêcher ces lieux, mais aussi de l'équipe des Fous de Pêche qui a été à l'origine de leur découverte et que je salue aujourd'hui une nouvelle fois au travers de ce reportage.
Nul doute que si la santé est toujours avec nous, nous saurons prochainement nous retrouver au bord de ce fabuleux cours d'eau pour de nouvelles aventures que j'espère épiques.
FIN.
Texte et images de Aupetitpec.