Finitions et autres possibilités :
Finitions :
Elles concernent la réalisation des deux boucles du BDLT, puis celle de l'attache qui permettra de fixer la ligne à la canne. Dans le précédent reportage, nous avons vu qu'une fois le BDLT terminé, il fallait déposer une infirme goutte de super glue sous chaque boucle.
L'opération suivante consiste à montrer comment simplement procéder pour concevoir une boucle à la plus grosse extrémité du BDLT (pour mémoire, celle qui sera indirectement reliée au scion).
Passer une aiguille à bouillettes juste sous le trombone en prenant soin de n'oublier aucune boucle. On peut effectuer cette opération une fois le BDLT enlevé du trombone, mais on aura d'énormes difficultés pour attraper toutes les boucles !
Passer la boucle inférieure du BDLT dans le chas de l'aiguille.
Tirer sur l'aiguille pour passer le petit du BDLT dans la boucle supérieure.
Continuer à tirer sur le BDLT jusqu'au diamètre de boucle souhaité, puis déposer une goutte de super glue pour fixer le nœud (petite erreur ici. Pour que la boucle soit encore plus jolie, il faut bien regrouper les brins au moment du collage).
N.B. : A ce stade, nous aurions pu procéder comme les américains le font, c'est à dire de fixer la boucle à l'aide d'un nœud, sans colle. Mais souvent l'opération échoue. C'est pour cette raison que j'ai décidé de pratiquer de la sorte, en toute simplicité.
Passons maintenant à la boucle de la partie la plus fine du BDLT (autrement dit celle à laquelle la pointe viendra s'abouter). Au début, je fixais le nylon dans la boucle préformée par le trombone.
Mais très vite, avec la déformation résultant de l'action de pêche, je me suis rendu compte qu'il était de plus en plus difficile, voire ensuite impossible d'y passer le nylon. C'est la raison pour laquelle je réalise désormais une boucle traditionnelle, que je scelle avec une goutte de super glue.
Réalisation de la boucle.
Coupage de l'excédent et fixation du nœud par collage.
Nous voici maintenant avec un BDLT presque opérationnel avec ses deux boucles finies.
J'écris presque, car il reste à fixer le raccord qui permettra d'abouter le BDLT à la canne.
Corde fine de boucher, tresse d'assez gros diamètre, ou encore mieux, un bout de backing, d'une longueur d'environ 25 centimètres que je plie en deux ...
... pour réunir les deux bouts par un nœud simple bien serré. Très important, je coupe l'excédent en laissant environ 1 centimètre de longueur.
Il me faut maintenant passer le raccord dans la boucle supérieure du BDLT ...
... puis faire ensuite passer le nœud dans la boucle.
Pour clore, je tire sur le nœud pour fixer définitivement la boucle sur le BDLT.
C'est terminé ! La prochaine étape consistera à abouter une pointe au BDLT et fixer ce dernier sur la canne.
Autres possibilités :
La méthode présentée pour la réalisation d'un BDLT n'est pas la seule qui existe. Quelques recherches sur la toile vous permettrons de vous essayer suivant le même processus, mais avec beaucoup moins de plots.
Par contre, n'ayant rien découvert sur Internet me permettant de tisser des BDLT d'une longueur supérieure à 4, 25 mètres faute à utiliser un gabarit d'une longueur totale supérieure à 3 mètres ce qui est ingérable à manœuvrer en intérieur, j'ai eu l'idée de tisser sur les deux faces du gabarit. Ci-dessous deux images pour expliquer le processus que vous comprendrez très facilement.
Partant de la face droite (plot bas - début de torsade), je viens sur la face gauche par un renvoi situé en bout de gabarit (pièce jaune) qui a été fabriqué pour la circonstance. Au bout de la face gauche, ligne du bas, je repars en direction du renvoi par l'intermédiaire du plot de renvoi (le crochet). De ce fait, de la ligne du bas, je passe désormais sur celle du haut pour repasser sur la face droite (en empruntant une nouvelle fois le renvoi jaune situé en bout de gabarit) pour terminer sur le plot haut de fin de torsade.
Le dispositif de renvoi bricolé dans de la mousse vu de plus près.
Le reste de la procédure est identique à celle pour la création d'un BDLT classique. Avec ce système, j'ai ainsi pu réaliser un BDLT de 5, 75 mètres de long ! Si d'aventure vous éprouvez des difficultés de compréhension ou de mise en application, bien vouloir me contacter.

Ma dernière réflexion va porter sur la conicité du BDLT qui va logiquement varier en fonction de sa longueur. Effectivement, compte tenu que pour chaque pas, la distance s'allonge de façon constante entre chaque plot de tressage on se retrouve avec une conicité moindre entre deux plots de tressage.

Si dans les différents pas communiqués dans les pages précédentes vous avez réalisé un BDLT qui vous convient parfaitement au niveau du lancé, vous pouvez réaliser tous vos BDLT quelque soit la longueur désirée en appliquant systématiquement la même distance entre les plots de tressage. Mais comment faire ? Il suffit simplement de rajouter des plots de tressage. Mais cela ne suffit pas car il manquerait forcément les trous pour pouvoir les insérer dans le gabarit. La solution consiste donc à effectuer des perçages sur la planche tous les centimètres. De cette manière, il y aura forcément un trou qui correspondra à l'emplacement où vous devez insérer votre plot.

Est-ce clair ? Dans la négative, me contacter également.

Texte et images de Aupetitpec