Bannière no-kill

    Depuis quelques années déjà se développe de plus en plus le "no-kill", que l'on pourrait encore appeler "le capturé - relâché", c'est à dire d'attraper un poisson par pur plaisir pour le remettre à l'eau  dans l'espoir souvent inavoué de le capturer à nouveau. Les adeptes de cette pratique se rencontrent principalement dans les domaines de la pêche à la mouche ou de la carpe. Par ailleurs, la presse halieutique écrite et audiovisuelle s'en fait largement l'écho au point que certaines revues refusent la publication de clichés montrant des poissons photographiés ailleurs que sur leurs lieux de pêche.

    A l'origine, la pêche constituait une source d'alimentation, voire de survie, qui s'est transformée depuis quelques années en un loisir pour une grande majorité de pratiquants. De ce fait, on pourrait donc affirmer qu'il n'est actuellement plus justifiable de garder ses prises ...

    Personnellement, je ne pratique pas le "no-kill", mais plutôt une conservation très sélective de quelques uns de mes poissons. Pourquoi ? Parce que simplement, j'aime de temps à autre déguster un sandre ou brochet bien cuisiné ou encore faire plaisir en l'offrant. Il faut avoir le courage de ses opinions ! 

    Par honnêteté, je rajoute aussi qu'il a fallu franchir le cap de la jeunesse où, pourtant dans le respect de la réglementation, l'insouciante régnait malgré tout au bord de l'eau. Ainsi, avec un peu de honte aujourd'hui, je me souviens notamment de certaines sorties sur la Méouge et l'Ouvèze dans la Drôme au début des années 1980 où, au retour au village, les paniers étaient bien garnis. Et ce n'est finalement que par une réelle prise de conscience que depuis plusieurs années maintenant, je me suis fixé cette ligne de conduite.

    Ainsi, la difficulté est de savoir quel poisson je vais garder. D'emblée, j'ai relevé chaque maille d'approximativement 10 cm, mais cela peut varier dans les deux sens en fonction de la nature du cours d'eau pêché. Par ailleurs, je m'interroge souvent de savoir s'il est judicieux de vouloir conserver les plus beaux sujets qui sont aussi essentiels au cycle de reproduction.

    Donc à chacun son choix, tant qu'une réelle éthique s'applique afin d'éviter des comportements délibérément "viandards" que l'on voit encore bien trop souvent au bord de l'eau (comme dans d'autres loisirs proches d'ailleurs).  

Belle fario prise dans un affluent de la Tardes

Affluent de la Tardes en Creuse : superbe fario de 36, 5 cm capturée le jour de l'ouverture 2005

Évolution au 1er septembre 2006 :

                Avec cette saison de pêche à la truite en première catégorie qui s'achève, Micki me disait peu avant l'ouverture que je finirais par relâcher toutes mes prises. Honnêtement, je ne le croyais pas vraiment et finalement, c'est ce qu'il s'est produit ! Et bien je confie aujourd'hui avoir bien plus de plaisir à relâcher mes poissons et parfois à les reprendre de nouveau comme cela m'est arrivé une seule fois sur la rivière Creuse, qu'à les conserver. Et puis, si vous n'en faîtes pas autant, soyez respectueux du poisson et de la réglementation !!!

Fario de la rivière Creuse

Une des magnifiques petites farios capturées sur la Creuse au cours de la saison  2006.

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