Cantal 2007
Vendredi 1er juin, après une année d'attente et de patience, nous voilà enfin prêts. Départ pour la station de ski du Super Lioran dans le Cantal afin de passer une petite semaine de "délices halieutiques".
La Citroën BX de papi Louis chargée "à ras la gueule", nous voilà ensemble partis à MASSIAC pour y récupérer Vincent, avant de gagner notre destination finale.
Et comme parfois tout
vient à point à qui sait attendre, nous arrivons à notre lieu de
villégiature, à savoir un superbe studio situé dans la résidence du Font du Roy,
avec une vue imprenable sur le Plomb du Cantal culminant à plus de 1800 mètres
d'altitude. Seul bémol : le temps qui se
cherche nous réserve un "froid de canard" dès notre arrivée
.
Alors que papi s'improvise en cuisinier "à la semaine"
,
Vincent ne perd pas une seconde pour me donner un cours de montage ...
...
en nymphes et sèches. C'est qu'il taquine
déjà le
jeune pour son âge !!!

Le lendemain matin, dans la froidure persistante, nous prospectons la Cère en amont de VIC SUR CERE. Vincent en nymphe au fil et moi-même aux appâts naturels, à la hâte nous débutons notre partie de pêche dans un cours d'eau d'une pure beauté.

Première partie du parcours chaotique, nous capturons ensuite tant bien que mal quelques mouchetées dont ce spécimen dépourvu de points rouges cerclés de blanc.
Alors que Vincent songe,
papi Louis, emmitouflé jusqu'au bout des doigts, est de bonne humeur. Et
c'est pour déjeuner que nous retournons accueillir deux camarades "au camp
de base", à savoir Sam et Jb de l'équipe des Fous de Pêche qui, d'une
courtoisie sans égal, débarquent les mains pleines de délices régionaux
.
Descente sur l'Alagnon en dessous de MURAT l'après-midi, le franc succès n'est pas
vraiment au rendez-vous mis à part la capture de plusieurs petits
poissons dont une paire de tacons. Plus attentifs que jamais à la météo,
nous décidons le lendemain matin à pêcher la Santoire à hauteur de DIENNE,
puis le parcours "sans tuer" du Paschou sur l'Alagnon l'après-midi.
Ainsi, après un petit repas "des familles", et le suivi du match de football
France / Ukraine
, le quintuplé s'endort tardivement rêvant de mouches, de
touches, et de farios.
En sèche, Sam, Jb, et Vincent, montent, alors que papi et moi-même gagnons l'aval.
En ce lieu, de splendides paysages nous attendent. La nature nous gâte et nous savons en retour l'apprécier à sa juste valeur.
Sous un
vent à "décorner les bœufs", presque rien au toc, et encore moins à la cuiller
à la grande canne. Farfouillant dans mes affaires, je me décide alors à
tester la nymphe à Philippe ; ceci sans grande conviction du fait que je ne
pratiquais pas jusqu'alors pas ce type de pêche. Et, ô joyeuse surprise, la deuxième dérive se
solde par un énergique ferrage en fin de coulée me valant la capture de cet
ombre aux couleurs éclatantes
.
En confiance et ragaillardi, j'insiste sur le même poste qui me gratifie sans délai d'un autre Thymallus, lui-même immédiatement suivi d'un loupé. Content, je remonte alors le cours d'eau en loupant ombres et mouchetées pour finalement rejoindre le joyeux trio ayant également attrapé quelques poissons.
Après
un court déplacement, nous arrivons et déjeunons au Paschou. Mais que se
passse-t-il ? Sans même m'en rendre compte, Sam, sous le regard amusé de Jb
(1), avait décidé de transformer le jeune talentueux et vertueux pêcheur de
l'équipe en un clown halieutique (2). La plaisanterie passée, le
groupe s'offre une rapide collation (3)
avant de pratiquer tambour
battant.

Sam et Jb en sèche, et Vincent en nymphe, la pêche débute sur un très joli parcours constituant cependant un véritable casse-tête pour ma petite personne ; ceci faute de savoir pratiquer les techniques au fouet seules autorisées sur cette portion.
Un peu désabusé par cette brutale remise en question
, et malgré mes deux
petites captures et quatre loupés, je me décide à immortaliser
les superbes paysages en compagnie de papi
Louis pendant que les compères cartonnent du "feu de Dieu".
Parmi les farios prises en nombre, celles de taille ou d'une robe particulière sont rentrées pour l'éternité dans les appareils photographiques numériques. Et puis, c'est le moment de se quitter. Alors que le duo des Fous de Pêche regagne la capitale auvergnate, nous glissons à MASSIAC où la famille de Vincent nous a préparé un soupé particulièrement copieux, délicieux, et fort agréable. Et ce n'est que sur le très tard que nous regagnons le Super Lioran.
Lundi 4 juin, après un réveil difficile, nous voilà en route pour le Lagnon qui prend sa source vers la station de ski de Prat de Bouc. C'est une petite rivière impétueuse et torrentueuse identique à celles que que j'affectionne tout particulièrement.
Un peu plus de deux heures de pêche pour dix neuf poissons de touchés, tous à la même robe si caractéristique et si différente des truites de l'Alagnon.
Même papi Louis s'y est collé ! Réalité difficile avec une paire de loupés, il en va ainsi pour toute nouvelle technique que l'on essaie de pratiquer ..., n'est-ce pas me dis-je ?
Et avant de partir pour une nouvelle destination, nous contemplons encore la splendeur ...
... des lieux. Puis, à la défaveur d'un bel orage l'après-midi, les cannes resteront patiemment dans la voiture pour une sortie espérée le lendemain matin si les Dieux du ciel sont avec nous.
Et puis, le lendemain, presqu'en fin de matinée, après un magistral capot sur la Santoire au dessus de SEGUR LES VILLAS, changement de décor pour un retour sur l'Alagnon à hauteur de LAVEISSIERE. Parcours technique pour être très encombré, je pratique un bref moment sans réussite : au toc, à la cuiller, et en nymphe au toc, avant de finalement repasser aux appâts naturels où, enfin, le succès me sourit à nouveau de façon galopante.
Résultat sensible à celui de la veille, dont ce joli spécimen qui, pensant que sa fin était proche, a chèrement défendu sa vie avant de regagner sa cache, et ...
... que je vous représente dans une photographie originale, totalement involontaire de son auteur.
Puis l'après-midi, ne pouvant espérer vaincre le Plomb du
Cantal à pied suite à un nouvel orage, nous gagnons un autre parcours sur
le haut Alagnon où très vite, malgré un début plus que prometteur, nous
sommes rattrapés par les eaux troubles descendant du Lioran mettant
soudainement fin à l'appétit des demoiselles. Je peste ...
![]()
Malgré tout, pour images, ici, la belle robe d'une petite mouchetée, là ...
... un joli plécoptère ayant temporairement échappé à la prédation, ...
... puis enfin par ici, une autre salmo trutta fario prête à entamer son chemin du retour après une grosse frayeur.
La partie de pêche très vite interrompue, nous en profitons pour immortaliser quelques lieux ...
... magiques, mais également la flore ...
... toute aussi majestueuse ...
... qui les occupe
.
De retour au "bercail", ne pouvant quasiment ni pêcher, ni marcher, nous flânons sur une agréable portion aménagée du chemin de grande randonnée avant d'aller festoyer en soirée au restaurant Les Trois Rochers de MURAT à l'invitation de papi Louis. Au cours d'un délicieux repas, nous faisons la connaissance du personnel fort sympathique de l'établissement pour parler de quoi ... Je vous laisse deviner ...
Mercredi 6 juin, nouveau départ sur le haut Alagnon au niveau de CHAMBEUIL. Contre toutes attentes, j'enregistre treize loupés successifs avant de capturer cette seule truite en nymphe au toc à la splendide livrée. Je rajoute donc deux mots : merci Vincent !
Puis justement l'après-midi, avec ce dernier récupéré à son domicile, nous enfilons sur le parcours "no kill" de la Couze Pavin au dessus de ISSOIRE. Le temps menace, mais les deux intrépides continuent à pêcher dans une rivière haute à l'eau assez teintée. Pensant échapper à l'orage, nous sommes finalement obligés de quitter précipitamment l'endroit sous une pluie battante, ...
... après avoir capturé douze mouchetées dont ...
... certaines assez jolies. Après un arrêt chez le détaillant très
professionnel en articles de pêche de ISSOIRE, et un excellent dîner chez Vincent
où papi Louis a suivi le match de football France / Géorgie
pendant que je
prenais un second cours de
montage de mouches, nous rejoignons tardivement le Super
Lioran. Tout semblait bien aller jusqu'alors jusqu'au moment où je me décide
de repasser en code au croisement d'un véhicule. Stupeur, l'éclairage tombe
alors en panne nous obligeant à rouler sur moins d'un kilomètre avec les
seuls feux de position. Mais c'était sans compter sur le bienveillant
disciple de Saint Pierre qui, à défaut de nous avoir permis de taquiner à
plein temps notre poisson fétiche, nous a fait, comme par magie,
réapparaître les seuls feux de route. C'est ainsi que pas vraiment
tranquilles, nous sommes tout doucement arrivés à notre lieu de destination
afin d'y passer notre dernière nuitée.
Jeudi 7 juin en matinée, le cœur gros, nous sommes sur le départ. Occultée à l'arrivée, je vous montre à ce moment une photographie du magnifique studio dans lequel nous avons cohabité ...
... en compagnie d'un superbe Esox Lucius qui hante les lieux pour l'éternité.
Et juste avant de partir, un dernier cliché pour vous montrer la résidence du Font du Roy abritant l'appartement avec papi Louis en pose devant la BX à l'éclairage capricieux.
Enfin, au déchargement de la voiture à notre arrivée à CHAMBON SUR VOUEIZE, nous découvrons dans le coffre la bobine mouche du moulinet de Vincent qu'il a oubliée.
Pour clore, je tenais tout
particulièrement à remercier
:
- Hubert et sa famille pour le prêt du studio et les conseils préalablement donnés à notre transport pour la réussite de cette semaine halieutique ;
- la famille à Vincent pour ses accueils particulièrement chaleureux ;
- Les Fous de Pêche pour leur grande courtoisie et sympathie ;
- et puis, une petite pensée pour ce sympathique concierge qui a toujours été là quand on avait besoin de lui.
Sans oublier, bien sûr, papi Louis qui s'est impliqué sans faille comme cuisinier "à la semaine" ;
Cantal, nous sommes partis, mais ce n'est qu'un "au revoir", un peu comme celui de l'année dernière. Malgré un temps particulièrement maussade, mais ô combien bénéfique pour la nature, le bilan a été correct, avec, me concernant, plus de cent poissons de touchés pour juste un peu moins de cinquante de capturés. Mais, comme je le répète à chaque fois maintenant, au delà des résultats, c'est toujours ces délicieux instants passés au bord de l'eau dans une nature généreuse et magnifique, qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire.
Texte et photographies de Aupetitpec